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Charlotte Abramow — MAURICE, Tristesse et rigolade

Du 19 Septembre au 21 Décembre 2025

« MAURICE, Tristesse et rigolade » raconte l’histoire d’un combat, celui d’un homme face à la maladie, et d’une renaissance, portée par l’amour d’une fille. Entre narration documentaire et conte surréaliste, ce récit visuel et poétique résonne comme un hommage éternel de la photographe belge Charlotte Abramow à son père, Maurice. Pour la première fois, cette oeuvre intime prend la forme d’une exposition immersive, présentée au Hangar.

Maurice fut le tout premier modèle que Charlotte photographia en studio. À 17 ans, elle pressentait déjà que la photographie allait guider sa vie, sans imaginer que son père deviendrait, quelques années plus tard, le coeur de son premier livre. Publié en 2018 grâce au soutien de 777 contributeurs, « MAURICE, Tristesse et rigolade » a vu le jour après le décès de Maurice, qui n’en connaîtra jamais la parution.

Sept ans plus tard, Charlotte Abramow revisite ce projet avec une force nouvelle. À travers cette exposition, elle ravive le souvenir d’un homme hors du commun : un médecin, un professeur, un enfant juif caché pendant la guerre, mais surtout un père plein de tendresse, d’esprit et de fantaisie. Nourrie des archives familiales, l’exposition déploie un récit profondément humain, entre rire et émotion.

Peut-on dire que la vie de Maurice s’achève en apothéose ? Si l’amour en est la mesure, alors assurément, oui. Face à la maladie et aux séquelles d’un coma post-anoxique, Charlotte a su transformer l’épreuve en création. Ensemble, père et fille ont inventé un nouveau langage : gestes, regards, complicité silencieuse… Le regard de Maurice, capté par la photographe, devient miroir et messager. Il est la muse, elle est l’artiste. Ensemble, ils tissent un conte intime, enchanteur, lumineux.

« MAURICE, Tristesse et rigolade » est l’histoire d’un lien indéfectible, d’un amour qui refuse l’oubli. L’histoire d’une transmission, d’une révélation artistique. Maurice savait-il que, dans ces instants suspendus entre les rires et les larmes, sa fille accomplissait ses premiers pas d’artiste ? Et qu’en se prêtant ainsi à son objectif, il lui léguait un trésor – celui de se découvrir, de créer, et de construire une oeuvre profondément personnelle.

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