Chongqing, Sur les quatre rives du temps qui passe de Cyrus Cornut à la FISHEYE GALLERY
La danse ininterrompue des grues et des pelleteuses empile les hommes à une vitesse déconcertante. Plus aucun obstacle n’empêche les tours de s’élancer. Elles se reproduisent presque à l’identique, comme des métastases. Les réseaux de transport traversent les eaux, transpercent les roches, gravissent les coteaux, faisant fi de la puissance des éléments.
Le fleuve est devenu l’artère qui fait battre un cœur économique résolument tourné vers la conquête de l’Ouest par la nouvelle route de la soie. Seules les rives, quasi sauvages, résistent et s’allient aux caprices du fleuve. Des hommes assis sur ses berges regardent ses méandres et leurs horizons s’obstruer et ses flancs s’épaissir. Ils cultivent encore ici et là quelques jardins nourriciers en attendant avec fatalité que les derniers bouts de terres nues disparaissent.
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