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EXPOSITIONS DU COLLECTIF LESASSOCIÉS

Du 10 avril au 31 décembre 2025
Médiatisés comme « les feux de La Teste et Landiras », les méga-feux du sud-Gironde ont fait suite aux incendies en Australie et précédé ceux, tout aussi gigantesques, de la forêt canadienne. Au- delà des causes factuelles, les incendies de 2022 mettent à nu les enjeux de tout un territoire : comment reconstruire une partie du plus grand massif forestier d’Europe ? Comment concilier forêt privée et besoins sociétaux ? Faut-il reconsidérer le rapport à son environnement ?

Été 2022. Gironde. 30 000 hectares de forêt de pins maritimes brûlent. 45 000 personnes évacuées. 4 597 pompiers de France et de l’étranger mobilisés. Des dizaines et des dizaines de personnes rassemblées dans les villages pour offrir nourriture et repos aux guerriers du feu. Pourquoi ? Un incident mécanique d’un côté, un départ de feu volontaire de l’autre. Qu’importe. Cet été, il fait 42°, la sécheresse sévit depuis le printemps et le vent n’en fait qu’à sa tête. L’homme court après un feu qui crée son propre vent. Devenu entité, il dévore la cime des arbres, consume jusqu’aux racines comme la mèche d’un bâton de dynamite, brûle la terre sous les chaussées. Les pommes de pin explosent et portent le feu d’arbre en arbre comme un écureuil saute de branche en branche. Il y a peu de temps encore, à proximité de la commune d’Hostens, l’ancien gisement de lignite se consumait dans le sol.
Les incendies de La Teste et Landiras ont frappé deux territoires distincts : une forêt usagère et domaniale d’un côté, non productive, jouissant d’une biodiversité foisonnante avec des arbres centenaires ; une monoculture de pins maritimes de l’autre, privée à plus de 90 %, destinée à l’industrie papetière et à la filière bois- énergie.
Dans leurs différences, ces deux forêts dévastées posent la même question : le bien commun.

 

LA DÉMARCHE

Comme une forme d’enquête, les photographes du collectif se sont enfoncés au plus profond de la forêt disparue pour en comprendre les enjeux, les contradictions et surtout la relation des habitants à ce qu’il est convenu d’appeler une forêt monospécifique capitalistique.
Au fur et à mesure de l’avancement du projet, des axes de questionnement ont émergé du travail collectif :

La disparition du paysage L’habiter et la coexistence bien commun/propriété privée
La biodiversité
Les habitants et leurs vécus La nature et sa résilience

600° fait appel à la photographie, mais aussi à la vidéo et au son. Mobilisés depuis septembre 2022, les six photographes du collectif ont travaillé selon une palette large d’écritures visuelles et réalisé une importante campagne de collecte de témoignages – environ 80h d’entretiens.

Rapidement, leur regard s’est détourné de la question factuelle de l’incendie – stratégie de lutte contre le feu, organisation, logistique… – pour s’intéresser aux questions posées par le constat de l’après-feux.
Très différents dans leurs techniques, les photographes du collectif ont multiplié leurs approches pour donner à voir différents aspects du sujet. Que ce soit par la photographie documentaire ou la photographie plasticienne, les membres du groupe interprètent notre rapport au vivant par des images aussi bien objectives que purement symboliques ou poétiques. Se faisant, ils illustrent par leur démarche même de la coexistence des regards leur volonté de promouvoir la complémentarité des points de vue.
À la différence des précédents projets, 600° a fait l’objet d’expositions d’étapes. Aux Rencontres d’Arles, dès l’été 2023, et à Berlin, dans la programmation Fotohaus, portée par la commissaire Christel Boget. Cette prise de risque s’est révélée très enrichissante. Elle a permis de « tester » le dialogue entre les projets de séries des photographes du collectif et d’accumuler quantité de retours enrichissants de la part du public.

LES AUTEURS

Les photographes
Alban Dejong Alexandre Dupeyron Élie Monferier
Olivier Panier des Touches Michaël Parpet
Joël Peyrou

Prises de sons
Lucie Dèche & Marie-Capucine Diss

Éditing sonore & réalisation
Frédéric Corbion

Montage & réalisation
Cyrille Latour

Contributeurs livre
Christine Bouisset Élise Boutié
Erwan Desplanques Alexis Ducousso Hervé Jactel Danièle Méaux Thibaut Téranian

LES RDV 2025

  • 10 avril Vernissage de l’exposition 600° à l’écomusée de Marquèze à 17h.
  • 15 mai Dispositif EAC (Éducation Artistique et Culture) auprès des scolaires : médiation autour de l’exposition 600° à l’écomusée de Marquèz
  • 3 juin Visite de presse de l’exposition 600° à l’écomusée de Marquèze. Avant-première du film 600°.
  • 4 juin Inauguration de la cabane 600° de la dune du Pilat.
  • Juin Inauguration des cabanes 600° sur l’aire Porte des Landes Ouest (autoroute A63) et à Landiras.
  • 14 juin édiation autour de l’exposition 600° à l’écomusée de Marquèze. Projection du film à 21h.
  • 11 sept. Émission de radio Les Voix du Bois enregistrée sur le site de la cabane 600° de Landiras.
  • 21 sept. Rentrée littéraire, échange autour de l’ouvrage 600° avec les photographes, les contributeurs et Jean- Luc Gleyze, Président du Département de la Gironde (auditorium de l’écomusée de Marquèze).

 

 

Documents liés :

Dossier de Presse 600° LesAssociés