Jean-Michel Fauquet à la GALERIE PARTICULIÈRE
À son retour en France dans les années 1980, il installe son atelier à Paris au cœur d’un village planétaire, le Sentier, que Claude Lévi-Strauss signale comme point de départ vers « les mondes perdus » de ses Tristes Tropiques.
Ce quartier plein d’une activité manufacturière va irriguer dans ses heures blanches la construction d’un proto-monde qui se constitue jour après jour durant cette double vie, partagée entre une activité au Centre national de la cinématographie et son travail artistique.
Des espaces canadiens au resserrement urbain parisien, Jean-Michel Fauquet profite de ces nouvelles contraintes pour installer une œuvre qui cherche sa place et son inscription dans ce nouvel exil au centre de la capitale, lent processus nocturne qui s’élabore dans une chronologie, une économie et la rigueur d’une méthode qui se nourrit des moyens dont elle se prive.
Ses travaux résultent de procédures très distinctes qui font appel au dessin et à la sculpture et donnent lieu à des photographies proches de l’estampe. Il s’agit essentiellement d’un travail d’atelier où le sujet fabriqué à partir de matériaux pauvres est un prétexte qui suscite chez le spectateur un récit que celui-ci élabore à partir de sa propre mémoire et de son imaginaire.
Jean-Michel Fauquet est présent dans les grandes collections publiques (Fonds national d’art contemporain, Bibliothèque nationale de France, Maison européenne de la photographie, Musée national d’art moderne). Il a publié une vingtaine de livres et de catalogues.



