Passer au contenu principal

Jean-Michel Fauquet à la GALERIE PARTICULIÈRE

29 novembre 2018 – Mi janvier 2019
En parallèle de l’accrochage que la Galerie Particulière proposera à ParisPhoto autour de Jean- Michel Fauquet, et à l’occasion de son arrivée dans la galerie, La Galerie Particulière est très honorée de présenter des séries d’œuvres encore inédites pour la plupart. Né en 1950 à Lourdes, Jean-Michel Fauquet grandit à Bordeaux où débarque, avec Sigma dans les années 1960, le Living Theatre, accompagné d’une cohorte d’artistes d’avant-garde en provenance d’Amérique du Nord. Ces événements artistiques précurseurs inaugurent des temps de bouleversements en France et en Europe. Ces nouveaux langages venus d’ailleurs fascinent et sont autant d’appels au départ. Jean-Michel Fauquet émigre alors vers les États- Unis et le Canada en 1970. Cet exil impose très tôt la nécessité de constituer l’écriture d’une mémoire.

À son retour en France dans les années 1980, il installe son atelier à Paris au cœur d’un village planétaire, le Sentier, que Claude Lévi-Strauss signale comme point de départ vers « les mondes perdus » de ses Tristes Tropiques.
Ce quartier plein d’une activité manufacturière va irriguer dans ses heures blanches la construction d’un proto-monde qui se constitue jour après jour durant cette double vie, partagée entre une activité au Centre national de la cinématographie et son travail artistique.

Des espaces canadiens au resserrement urbain parisien, Jean-Michel Fauquet profite de ces nouvelles contraintes pour installer une œuvre qui cherche sa place et son inscription dans ce nouvel exil au centre de la capitale, lent processus nocturne qui s’élabore dans une chronologie, une économie et la rigueur d’une méthode qui se nourrit des moyens dont elle se prive.

Ses travaux résultent de procédures très distinctes qui font appel au dessin et à la sculpture et donnent lieu à des photographies proches de l’estampe. Il s’agit essentiellement d’un travail d’atelier où le sujet fabriqué à partir de matériaux pauvres est un prétexte qui suscite chez le spectateur un récit que celui-ci élabore à partir de sa propre mémoire et de son imaginaire.

Jean-Michel Fauquet est présent dans les grandes collections publiques (Fonds national d’art contemporain, Bibliothèque nationale de France, Maison européenne de la photographie, Musée national d’art moderne). Il a publié une vingtaine de livres et de catalogues.