Sènami Donoumassou remporte la première édition du Prix James Barnor.
Basé sur la technique du photogramme, son travail photographique en noir et blanc est traversé d’empreintes lumineuses, de traces fantomatiques, de transparences et de nébulosités à partir desquelles émergent des figures informes, qui évoquent à la fois des portraits et des objets de culte de la tradition animiste.
Fatoumata Diabaté, mention spéciale
Photographe engagée, Fatoumata Diabaté exprime ses croyances sans crainte de laisser paraître ses propres blessures. Elle s’implique personnellement dans la lutte contre l’excision, pratique encore très répandue au Mali, avec sa série « Nimissa », conçue dans le cadre du programme de Résidences du musée du quai Branly, en 2020. Présidente de l’Association des Femmes Photographes et Artistes du Mali, elle part à la rencontre de ces femmes qui, comme elle, ont choisi de reconstruire leur identité féminine volée.
S’inscrivant dans la tradition orale, Fatoumata s’intéresse tout particulièrement au masque, au cœur des légendes et des contes, symbole de l’imaginaire malien qui structure l’individu. Masque d’animal, masque d’objet, il cache le visage de l’homme et questionne son rapport au monde.
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