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Nick Brandt — THE DAY MAY BREAK

Du 19 Septembre au 21 Decembre 2025

The Day May Break (2020-2024) est la dernière série d’images du photographe anglais Nick Brandt. Composée de quatre volets à travers quatre continents – chacun donnant lieu à un livre –, cette oeuvre monumentale explore les répercussions du dérèglement climatique sur les êtres vivants, humains et non humains. Conçue dans une période charnière où les catastrophes écologiques et sociales se multiplient, la série s’inscrit dans l’urgence d’un monde en mutation.

A travers des portraits d’être humains déplacés ou menacés par des catastrophes climatiques et d’animaux recueillis en refuge, souvent incapables de retourner à l’état sauvage, Nick Brandt poursuit ici un engagement profond en faveur de la justice écologique et sociale en soulignant les liens de plus en plus visibles qui les unissent face à une même vulnérabilité.

Nick Brandt compose des tableaux puissants qui brouillent la frontière entre allégorie et documentaire. Dans les deux premiers chapitres, les sujets sont enveloppés de brume, accentuant une atmosphère suspendue, presque irréelle, comme si la fin d’un monde et l’aube d’un autre se rencontraient dans l’instant fragile de la prise de vue.

Empreintes de silence et d’émotion, ses photographies allient beauté et désolation, évoquant à la fois la tendresse et la perte. Elles transcendent les frontières géographiques et culturelles pour rappeler que la crise climatique est une réalité universelle : qu’ils vivent au Zimbabwe, en Bolivie, aux îles Fidji ou en Jordanie, les visages de cette série incarnent tous une même lutte, une même dignité. Ils font tous partie des nombreux pays qui sont les moins responsables de la crise climatique. Leurs émissions de carbone à l’échelle mondiale sont, et ont toujours été, infimes comparées à celles des nations industrialisées. Pourtant, ils subissent de manière disproportionnée les effets de cette crise. L’ironie du sort réside dans le fait que de nombreuses personnes dans ces pays sont les plus vulnérables face aux conséquences désastreuses des modes de vie du monde industriel.

En parcourant ces images, le spectateur est invité à ralentir, à ressentir, à réfléchir. Il ne s’agit pas seulement de constater une tragédie en cours, mais de se demander quel rôle nous voulons jouer : serons-nous témoins passifs d’un effondrement ou artisans du renouveau ? The Day May Break nous rappelle avec force que l’aube du changement dépend des choix que l’humanité fait aujourd’hui.

«The Day May Break… and the world may shatter. Or perhaps…the day may break…and some kind of dawn still come. Humanity’s choice. Our choice.»

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