ANDREAS MÜLLER-POHLE, une figure centrale de l’avant-garde photographique européenne
Première présentation en France
3 séries / 3 vidéos / 86 oeuvres
Andreas Müller-Pohle s’est concentré sur le rôle et les conditions de création et de réception de la perception photographique. Ses séries, initiées en 2005, au- tour de l’eau et de sa fonction écologique vitale, offrent une vision lyrique aussi bien que critique de cette problématique majeure.
Photographe canadien mondialement connu, Edward Burtynsky explore au fil de son œuvre l’impact de l’humanité et de la civilisation sur le paysage naturel. Écologiste révolté par le monde quasiment détruit qui l’entoure, il illustre, au travers de sa photographie en couleurs et grand format, des endroits qui sont souvent inconnus, abîmés par les civilisations mais avec une beauté nouvelle qui n’est plus naturelle, répétant vouloir créer cette tension entre la beauté plastique de l’image et la dureté de la situation qu’elle décrit. L’objectif qu’il poursuit vis-à-vis des spectateurs est de « les voir attirés et à la fois repoussés pour leur montrer le dilemme dans lequel on est ». Une tension qui révèle l’ambiguïté de tout travail documentaire, partagé entre objectivité et revendication esthétique.
Cet automne, le Pavillon Populaire consacre sa nouvelle exposition aux photographes de « L’École de New York ». Avec THE NEW YORK SCHOOL SHOW, il s’agit de présenter, pour la première fois en Europe, un projet spécifiquement consacré à ce mouvement considéré comme une véritable révolution visuelle.
Le Pavillon Populaire ré-ouvre au public mardi 2 juin avec une prolongation de l’exposition « Jean-Philippe Charbonnier. Raconter l’autre et l’ailleurs (1944-1983) » jusqu’au 30 août 2020.
Le Pavillon Populaire vous invite à la redécouverte d’un des plus grands photographes français du milieu du XXe siècle. Jean-Philippe Charbonnier fut certainement l’artiste le moins connu et représenté de l’École humaniste de Paris, courant photographique auquel ont participé Robert Doisneau, Willy Ronis, Sabine Weiss et Édouard Boubat.
Photographe tout terrain aussi à l’aise chez les mineurs du Nord de la France que dans les coulisses des défilés de Christian Dior, globe-trotteur insatiable, Jean-Philippe Charbonnier se rendit dans les endroits les plus isolés comme dans les plus grandes villes du monde, de l’Alaska à l’île de Sein, de New-York à Kyoto, du désert du Sahara aux supermarchés américains. Partout, son regard rencontre celui des gens qu’il photographie et ce, même au milieu d’une foule.
S’il est une œuvre passionnante et fondatrice, c’est bien celle de l’artiste autrichienne Valie Export, figure tutélaire du mouvement féministe, photographe, vidéaste, réalisatrice et performeuse, et unanimement considérée comme un des grands noms de l’art contemporain.
L’exposition VALIE EXPORT : Expanded Arts, que présente le Pavillon Populaire de Montpellier, rend hommage aux travaux sur les images photographiques, les médias et le film, entrepris par l’artiste à partir des années 1960/70. Ils constituent le thème central de cette exposition, exploré à travers ses œuvres de photographie conceptuelle, rarement montrées, et ses fameux dispositifs expérimentaux (vidéos, films, installations) rassemblés ici sous l’appellation « Expanded Cinema ».
« Il est étonnant de constater à quel point les choses ne sont pas ce qu’elles prétendent être, comment les images de lieux exotiques manquent de conviction, les complexes touristiques de luxe ressemblent à des hôpitaux psychiatriques, et ces derniers, à des stations thermales. »
Lynne Cohen, 2001
Lynne Cohen, bien que née aux États-Unis (1944, Racine, Wisconsin,) est l’une des pionnières de la photographie contemporaine canadienne. Après avoir étudiée à la Slade School of Fine Art at University College de Londres, Lynne Cohen poursuit l’enseignement du département des sciences de l’University of Wisconsin à Madison de 1965 à 1967, puis du département des arts visuels de la Eastern Michigan University de 1967 à 1969, en particulier à l’atelier de sculpture. En 1973, elle déménage définitivement au Canada, tout d’abord à Ottawa pendant trente ans, puis à Montréal de 2003 jusqu’à son décès en 2014.